Pirates et corsaires dans les Antilles

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Pirates et corsaires dans les Antilles

D’après le Petit Robert 1990, le pirate constitue « une sorte d’aventurier qui courait les mers pour piller les navires de commerce », et à juste titre Charles Baudelaire (1821-1867) rajoute - dans « Edgard Poe et ses œuvres » de Jules Verne (1828-1905) - que « la Tête de mort est l’emblème bien connu des pirates ». Finalement, pirates, boucaniers et corsaires restent assimilés aujourd’hui à des voleurs, des bandits et des canailles ; même si l’on admet que l’organisation relevait épisodiquement d’une « pègre maritime ».

La mer des Caraïbes est le théâtre de nombreuses attaques dès le XVIe siècle (découverte et établissement des colons au Nouveau Monde). Les Antilles et les Caraïbes en général se situent inévitablement au centre d’une zone de commerce en pleine expansion : Anglais, Français, Hollandais, Espagnols et Portugais se partagent — par des traités ou des guerres — un vaste territoire. Néanmoins, les Monarchies européennes restent en proie à des luttes couteuses et incessantes. Pour les Espagnols, l’objectif est vital : assurer la sécurité des flottes chargées d’argent (des mines de Zaccatecas ou de Guanajuato) et d’or (du Potosi) vers Séville. Les Grandes Antilles sont à l’époque situées sur les routes maritimes qui relient l'Amérique à l'Espagne. Dans l'intention de se prémunir des raids pirates ou autres, les Espagnols organisent rapidement le système de convois (Carrera de Indias) protégé par les galions, ces navires de guerre armé de 60 à 70 canons. Les richesses des Amériques et la politique impériale apparaissent subséquemment au grand jour…  Et avec eux, la crainte de Jolly Roger.

Corsaires, pirates, flibustiers et boucaniers, mais qui sont-ils ? Les pirates opèrent de façon indépendante sans aucune distinction de pavillon. Les corsaires (le plus souvent, de riches hommes d'affaires ou des nobles) attaquent exclusivement pour leurs comptes. Toutefois, ils doivent redistribuer une partie du butin au gouvernement qui leur délivre une lettre de marque (commission de guerre) ; sorte de piraterie légale. Entre récompense et trésor, une aubaine pour l’équipage ! Le flibustier (du Néerlandais vrijbuiters, « libre faiseur de butin ») désigne un pirate qui appartient à un groupe (hommes libres ou anciens esclaves) installé dans certaines zones des Caraïbes. Leurs cibles privilégiées : les galions espagnols. Quant aux boucaniers (souvent assimilés aux flibustiers) installés sur les îles d’Hispaniola ou de la Tortue, ils s’adonnent à de la contrebande de bovin, au nez et aux yeux des Espagnols. Leur patronyme découle du « boucan », ce barbecue utilisé par les Indiens anthropophages. Les pirates préfèrent parcourir les mers à bord d’embarcations légères, rapides et manœuvrables. L’équipage recruté est régulièrement constitué d’évadés ou de condamnés à mort. Leur combativité reste perpétuellement redoutée, tout comme les abordages imprévisibles et fulgurants à la lueur du pavillon noir.

Sans établir une litanie, le plus célèbre des pirates est incontestablement Edward Drummond (1680-1718), connu sous le nom de Barbe Noir. Son pavillon — petit diable blanc qui tient une lance et un sablier — apparait dans les Caraïbes au début du XVIIIe siècle. En 1717, Barbe Noir aborde la « Concorde » une frégate française de 300 tonnes armée de 40 canons et la rebaptise « Queen Anne's Revenge » ; sa plus belle prise. Toutefois, la tête du capitaine ornera le mât du navire anglais « Pearl » à la suite de la bataille de l’îlot d’Ocracoke (novembre 1718). Malgré de nombreuses recherches, à ce jour l’épave du « Revenge » n'a jamais été officiellement retrouvée… tout comme son trésor. L'île aux Forbans située au cœur de Sainte-Marie reste considérée comme un véritable repère ; de nombreux pirates y auraient séjourné. En conséquence, certains bateaux reposent actuellement au fond de la baie des Forbans. Des archéologues américains ont par exemple retrouvé, dans le lagon Sainte Marie, « l’Adventure Galley » ; le navire sabordé par le corsaire anglais William Kidd (1647-1701). La légende rejoint le roman de Louis Stevenson (1850-1894), car le trésor du Capitaine Kidd demeure introuvable.

De Facto, ces brigands des mers et leurs péripéties rentrent dans la légende en 1883 avec le célèbre ouvrage de Robert Louis Stevenson, « L'île au Trésor » (1883). Si l’histoire de la piraterie vous captive, nous vous conseillons la lecture de « Chasseur de trésor et autres Flibustiers » d’Olivier et Patrick Poivre d'Arvor ISBN-10 : 2844591108 ; « Histoire de la Piraterie » de Robert de la Croix ISBN-10 : 2905970995 ; « Guide des trésors archéologiques sous-marins des Petites Antilles » (d'après les archives anglaises, espagnoles et françaises du XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle) de Jean-Pierre Moreau ISBN-10 : 2950205313 ; et « Histoire générale des plus fameux pirates » de Daniel Defoe, tome 1 : Les chemins de la fortune ISBN-10 : 2859407928 et le tome 2 : Le Grand rêve flibustier ISBN-10: 2859407936.


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